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Occident

Sophistes (vers -485 / -374)

 

A Athènes au –Ve siècle, l’établissement progressif de la démocratie implique une certaine éducation du peuple. Se développe alors un enseignement destiné à la maîtrise du discours, à préparer l'élève contre d'éventuels conflits de pensée ou d'action.
Les sophistes en sont les principaux professeurs-philosophes. 

Avec eux, les sujets ne portent plus comme chez les philosophes de Grande Grèce sur la question scientifique de l’origine et de la destinée de l’homme, mais sur la place de l’homme dans la cité, les problèmes sociaux, la politique, l’économie, etc.
La philosophie devient rationnelle, tournée vers la vie de la Cité. Par leur enseignement de la rhétorique, cet art de bien parler en public, de discuter, de défendre une thèse contre un adversaire, les sophistes développent l'esprit critique et par le fait même la rationalité dont ils en sont les premiers représentants. 

Par cette démarche, le sophisme amène scepticisme et relativisme.
De ce fait, comme les philosophes de la nature, ils critiquent la mythologie. L’homme ne peut pas trouver de certitudes concernant les énigmes de la nature et de l’univers. Il n’y a pas de normes proprement dites pour le vrai et le faux, puisque tout n’est qu’argument.
Enfin, en soutenant avec la même verve deux conclusions contradictoires, Protagoras, Gorgias et Hippias montrent que la raison est une faculté bien fragile.

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Proposé par Frédéric BARRON