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Chine

Confucius (vers -551 / -479)

 

Confucius est le premier penseur à proposer une conception éthique de l’homme dans son universalité. L’homme a une mission sacrée, c’est d’affirmer et d’élever toujours plus haut sa propre humanité, car l’homme est par nature bon, et se doit donc de magnifier sa bonté. 

L’homme ne devient humain que dans sa relation à autrui. C’est le ren, le sens de l’humain, le souci que doivent avoir les hommes les uns pour les autres du fait qu’ils vivent ensemble. Le ren c’est aimer les autres par un champ relationnel fondé sur le respect ou la déférence réciproque. Mais cette relation de réciprocité n’est en rien égalitaire et conserve toutes les relations de la hiérarchie sociale.
De même que le fils répond à la bienveillance de son père par sa piété, le sujet répond à la bienveillance de son prince par sa loyauté qui commence par une exigence envers soi-même. C’est la piété filiale. 

Pour devenir humain, il faut apprendre car notre humanité n’est pas donnée. Elle se construit et se tisse dans les échanges entre les êtres et la recherche d’une harmonie commune. Apprendre c’est donc faire de soi un être humain, et cela constitue une fin en soi. C’est la valeur la plus haute.
Cet apprentissage doit suivre un processus de pensée qui engage la totalité de la personne. En effet, pour Confucius il n’y a pas de coupure entre la vie de l’esprit et celle du corps, entre théorie et pratique. La connaissance consiste davantage dans le développement d’une aptitude que dans l’acquisition d’un contenu intellectuel. 

Enfin si être humain c’est être d’emblée en relation avec autrui, cette relation ne peut être entendue que comme étant de nature rituelle. Se comporter humainement, c’est se comporter rituellement.
Ainsi, l’apprendre, le sens de l’humain, l’esprit rituel, forment une sorte de tripode qui fonde le pari confucéen. Tant que l’on n’a pas appris à se comporter rituellement, on ne peut prétendre être humain à part entière.

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Proposé par Frédéric BARRON