3(1)

Occident

Origines de la philosophie

 

Après une époque où le monde était expliqué grâce aux mythes (Homère ; Hésiode) et au surnaturel, les penseurs milésiens de l’école de Milet (ville ionienne de Grèce orientale) vont être les premiers grecs à étudier le monde et la nature de façon rationnelle, en se démarquant des mythes des poètes, et des superstitions populaires.  

La nouveauté des milésiens n’est pas seulement leur rationalisme, mais le fait que celui-ci n’a pas un point de départ abstrait ou vague. Pour comprendre le monde, il faut l’observer avec rigueur, tacher de comprendre son organisation et sa composition.
Dès lors se manifeste certains traits de la pensée scientifique. Il faut débarrasser l’esprit de tout préjugé, de toute théorie préconçue, afin de le mettre en état d’accueillir les données de l’expérience. N’est vrai que ce que l’on démontre, constate ou prouve. Il n’y a pas de phénomène sans cause. Le hasard et le surnaturel ne sont pas des explications car il existe un ordre fondamental de la nature.  

Dans cette quête de la vérité de la nature, les milésiens conçoivent le réel comme un organisme vivant. La source de toute chose est matérielle. C’est un élément unique à partir duquel tous les autres éléments et les êtres vivants se sont constitués. Pour Thalès cet élément est l’eau ; pour Anaximène il est l’air ; etc. Cette théorie s’appelle le monisme.

Le monde de plus est fait de polarité, source d’équilibre. Pour chaque qualité est associée son contraire : au sec, l’humide ; à l’air, l’eau ; au feu, la terre ; etc. C’est un constat, non un jugement : la notion de bien et de mal n’existe pas. 

En définitive, les milésiens (Thalès ; Anaximandre ; Anaximène) sont habités par le souci de synthèse, de simplification, d’unification, des réductions des apparences de la nature à une loi ou à une substance fondamentale.

bar38.gif (10187 octets)

Proposé par Frédéric BARRON