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Chine

Les Zhou (vers -1000 / -720)

 

Après la 1ère dynastie Xia ( -2.200 / -1.800), et la 2ème dynastie Shang ( -1.800 / -1.000), civilisation raffinée au système politique et religieux élaboré, la 3ème dynastie Zhou ( -1.000 / -720) laisse le souvenir des rois fondateurs Wen et Wu, symboles du raffinement culturel et de la puissance guerrière. Les confucéens s’y réfèreront comme souvenir d’un âge d’or. 

A l’époque Zhou, s’installe une cosmologisation du monde. De la notion personnelle d’une divinité suprême ou d’un Ancêtre Premier, on passe à la notion plus impersonnelle du Ciel, instance normative des processus cosmiques et des comportements humains. Tout en continuant à se manifester comme volonté active, le Ciel est dès lors perçu de plus en plus comme source et garant d’un ordre rituel et d’une harmonie préétablie. 

Se met alors en place dans la société, un schéma pyramidal. Au sommet se trouve le roi ou « Fils du Ciel ». Il n’y a au-dessus du roi que le Ciel et lui seul détient le droit de sacrifier aux ancêtres de la dynastie et à la divinité suprême.
La relation entre le roi et le Ciel s’accomplit par la divination dont on trouve les inscriptions sur des omoplates d’ovins ou sur des carapaces de tortues. (L’écriture chinoise conserve cette origine divinatoire.)
La divination n’est pas un langage sibyllin qu’il s’agit ensuite d’interpréter dans le bon sens, mais une alternative toute simple du oui/non. L’homme propose une alternative simple, et les puissances divines n’ont d’autre choix que de répondre oui ou non. C’est l’humain qui a l’initiative, c’est lui qui propose, les dieux n’ayant d’autre choix que de disposer.
De ce fait, ce pouvoir du roi de déterminer par la divination et d’influencer par les prières et les sacrifices la volonté des esprits ancestraux, légitime la concentration du pouvoir politique dans sa seule et unique personne. 

C’est également à cette époque que s’installe le culte des ancêtres. Ceux-ci sont perçus comme des esprits résidants dans le monde des morts et susceptibles d’assurer ainsi une médiation avec les puissances surnaturelles.
Mais en même temps ils maintiennent un lien organique avec leur descendance vivante. Ils continuent à jouer un rôle au sein de la famille, et leur statut dans la parenté garde toute son importance.
De toujours, les ancêtres sont dotés d’un potentiel mythique assez réduit. Ceci explique la pauvreté des mythes dans la culture religieuse chinoise.

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Proposé par Frédéric BARRON