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Chine |
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Nombres |
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Liés aux éléments, les nombres ne peuvent s’imaginer
sans qu’on ne les relie à des espaces et des temps concrets. Cette
impossibilité de les concevoir en dehors de l’Espace-Temps concret qui
forme la trame de l’Univers fini, a pour conséquence d’arracher les
nombres à la disposition linéaire abstraite. De se fait la série numérique n’est pas considérée comme illimitée. Elle est plutôt imaginée comme un ensemble de séries finies capables de figurer des cycles. Attribuer un rang à un nombre qui ne soit qu’un rang, ou établir un décompte du seul point de vue de la quantité, n’a pas de sens. Les nombres n’ont pas pour fonction d’exprimer des grandeurs. Ils servent à ajuster des dimensions concrètes aux proportions de l’Univers. On les emploie à intégrer les choses dans le système que forme l’Univers. Les choses en effet ne se mesurent pas ; elles ont leurs propres mesures ; elles sont leurs mesures.
Ce système général de classification consiste en une
combinaison d’équivalences établies entre les Saisons, les Orients, les
Couleurs, les Saveurs, les Eléménts et les Nombres. Par exemple le nombre
5 représente la Terre. Il occupe le point central du carré qui définit la
place du chef. Dès lors, des nombres tels 5 ou 6 (qu’on affecte au Centre) servent surtout à symboliser des modes de répartition. Les techniciens et les musiciens les ont employés pour exprimer (et non pas pour mesurer) des rapports, ou des angles. L’arithmétique ne s’est point transformée en science de la quantité, mais est demeuré au service d’une géométrie adaptée à l’Espace-Temps. (En aparté, on remarquera la raison de la toute puissance de la tortue. Avec sa base carrée qui rappelle la Terre et ses 5 éléments, et sa partie ronde qui évoque le ciel, elle représente l’union du Ciel et de la Terre, image parfaite de l’Univers.) |
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Proposé par Frédéric BARRON |