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Dans la philosophie chinoise, le Temps n’est pas conçu
sous l’aspect d’une durée monotone, mais plutôt comme un ensemble de
saisons et d’époques.
De même, l’Espace n’est pas considéré comme une étendue simple, mais
plutôt comme un ensemble complexe de climats (saisons) et d’orients (est
de couleur verte, sud de couleur rouge, ouest de couleur blanche, nord de
couleur noire, et centre de couleur jaune).
On a donc un Temps qui se décompose en époques finies, et un espace qui
lui, décompose le monde (par définition clos) en un ensemble de
territoires.
Il est intéressant de noter que l’espace est par
principe carré, et le temps rond. Ce sont là les formes pures de l’étendue
et de la durée.
Toutes les autres formes ne sont que les symboles d’une interaction
particulière de l’Espace et du Temps.
D’autre part, l’étendue et la durée n’existent vraiment que là où la
société est socialisée. Soumises à la nécessité d’une création périodique
(saisons successives ; territoires consécutifs) elles émanent d’une sorte
de centre : le centre du carré.
Enfin, le Temps et l’Espace ne sont jamais considérés
comme deux entités indépendantes, mais solidaires l’une de l’autre.
Se distribuant chacun en durées ou en étendues qui s’opposent et
alternent, ni l’Espace ni le Temps ne sont un, pas plus qu’ils ne peuvent
se concevoir séparément. Ils forment à eux deux un ensemble indissoluble.
Ce principe loin d’être incohérent, est commandé par un principe d’ordre
qui se confond avec le sentiment d’un rythme cyclique (Temps décomposé en
durées pourvues d’attributs saisonniers ; Espace divisé en lieux
hiérarchisés, du centre aux extrémités de tout carré). |