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Chine

Origines de la pensée

 

Dans la pense chinoise avant le bouddhisme, le discours et l’action sont intimement liés. En effet, la pensée chinoise est totalement immergée dans la réalité vu que pour un chinois il n’y a pas de raison hors du monde. Le monde ne se pense par hors de l’homme, et l’homme qui y trouve naturellement sa place ne se pense pas hors du monde. Homme, monde, pensée, action sont intimement liés. 

De ce fait, la hantise du penseur chinois est de faire en sorte que son discours n’excède pas ses actes. L’action n’est pas une application du discours, mais sa mesure. Le but ultime recherché n’est pas une gratification intellectuelle du plaisir des idées, mais la tension constante d’une quête de sagesse, d’un mieux vivre sa nature d’homme en harmonie avec le monde. 

C’est pourquoi les chinois ont mis en avant la polarité du Yin et du Yang. C’est lui qui préserve le lien entre la vie et la réalité organique. Le monde n’est pas un ensemble d’entités indépendantes dont chacune constitue en elle-même une essence, mais un réseau continu de relations entre le tout et les parties, sans que l’un transcende les autres. Toute réalité, physique ou mentale est énergie vitale ; l’esprit ne fonctionne pas détaché du corps ; il y a une physiologie de l’émotionnel, du mental, de l’intellectuel ; comme il y a une spiritualité du corps. 

Dans la pensée chinoise, Les couples d’opposés qui structure la vision du monde et de la société (Yin/Yang, Ciel/Terre, Vide/Plein, père/fils, souverain/ ministres, etc.) déterminent donc une forme de pensée, non pas dualiste, mais complémentaire. Un souffle relie les deux termes.

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Proposé par Frédéric BARRON