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Chine

Les 3 voies de la pensée

 

Alors que la tradition philosophique grecque se préoccupe principalement de formuler les définitions les plus exactes comme moyens d’atteindre la vraie connaissance, Confucius, Mencius, Zhuangzi sont, au contraire, soucieux d’éviter de fournir des définitions aux termes pourtant cruciaux qu’ils utilisent (Dao, ren, etc.).
Définir, en aucun cas n’est porteur de signification, et pas plus un moyen d’accès à la réalité des choses.  

Ce refus de la définition s’explique en partie par la crainte qu’elle ne soit limitative, mais surtout par le fait que l’important n’est pas la signification théorique que l’on peut donner à une notion, mais la manière dont celle-ci doit être utilisée et surtout vécue. 

De ce fait, plutôt que de s’interroger sur le caractère vrai ou faux d’une croyance, les penseurs chinois se demandent en priorité quel effet elle peut exercer sur les hommes, ou quelles implication morales ou sociales peut être dégagées de telle proposition.
Cette attitude de pensée vient du fait que sous les Royaumes combattants, les lettrés servent dans le sillage des souverains. Le shi (lettré fonctionnaire) apparaît comme celui qui assume communément une charge politique en même temps qu’il incarne un idéal éthique.  

On constate donc que les courants de pensées chinoises ne proposent pas au départ de pensée philosophique, mais des théories politiques résultant d’un ensemble de pratiques.

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Proposé par Frédéric BARRON