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Chine |
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Han Feizi (-280 / -233) |
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Du -IVe au -IIe siècle, se développe le courant légiste dont les propos sont de rechercher la façon la plus efficace de préserver et de renforcer un Etat. Au départ, le légisme ne propose donc pas de pensée philosophique mais une théorie politique résultant d’un ensemble pratique. Pour agir efficacement, il faut vivre avec son temps, s’adapter aux changements, gouverner avec de solides institutions et non avec les bonnes intentions et les rites des confucéens.
Faisant table rase de la tradition, les légistes
prennent pour point de départ l’homme et la société non pas comme ils
devraient être, mais tels qu’ils sont, dans leur réalité même la plus
inacceptable. La force de la loi se suffit à elle-même, elle est bien plus
forte que le lien du sang. La loi vaut pour tous, et bien plus que les
relations rituelles de personne à personne défendues par les confucéens.
Nul n’est sensé ignorer la loi, nul n’y échappe, ce qui instaure l’égalité
de tous devant elle.
Han Feizi qui inspira le premier empereur chinois Ch'in
Shi Huangdi (règne de -221 à -210) est le seul légiste qui, en plus d’une
recherche de pratiques pour le maniement du pouvoir à l’usage des
souverains, recherche un fondement philosophique en présentant la notion
de loi en terme de Dao, la loi étant un des rouages de l’ordre de
l’univers. En cela il rejoint les moïstes, et d’une certaine façon les
taoïstes. |
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Proposé par Frédéric BARRON |