13(1)

Occident

Aristote (vers -384 / -322)

 

Avec Aristote (précepteur d’Alexandre le Grand et créateur du lycée), la philosophie s’éloigne de la politique. En effet le début de l’âge hellénistique sonne le glas des cités indépendantes, et donc une dépolitisation de la vie locale et de la philosophie. 

Pour Aristote, seule la recherche de la vérité compte.
Or, comme il réfute le monde des idées de Platon, c’est la nature et elle seule qui constitue le vrai monde. C’est donc ce monde qu’il faut explorer et expliquer. La vérité est autour de nous. Il faut observer les phénomènes naturels qui nous entourent, faire un inventaire des faits avérés, et les analyser.
C’est un retour à l’empirisme et au positivisme des ioniens. La réalité est composée de différentes choses, elles-mêmes composées de forme et de matière. Mais dans ses écrits biologiques, il est en recul par rapport à Démocrite et Empédocle dans la mesure où il élimine complètement la notion d’évolution entre les espèces. 

Dans cette quête, Aristote n’utilise pas sa raison, mais ses sens. Rien ne peut exister dans la conscience qui n’ait d’abord été perçu par nos sens. Nous sommes nés doués de raison. Mais elle est toute vide avant que nos sens ne perçoivent quelque chose. L’être humain n’a pas d’idées innées.
A partir de là, et afin de ne pas se laisser dominer par les sens, il pose les lois du raisonnement et fonde la logique comme instrument de précision du discours philosophique.
Par la logique, ensemble de précautions destinées à dépister les déductions fausses, les contradictions cachées, les définitions arbitraires ou incomplètes, il poursuit un but précis : éliminer les énoncés faux, établir les règles des formes auxquelles les énoncés doivent obéir pour être vrais et, ultime but, dégager les conditions nécessaires de la vérité.  

Cependant Aristote n’est pas matérialiste comme Démocrite puisque d’abord il distingue un principe immatériel qui est l’intelligence, qu’ensuite il ne réduit pas le biologique à la matière, mais bien au contraire conçoit la nature tout entière comme un être vivant.
Pour Aristote, l’âme n’est pas de nature biologique.

bar38.gif (10187 octets)

Proposé par Frédéric BARRON