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Chine

Xunzi (-300 / -237)

 

Témoin de l’écroulement définitif de la dynastie des Zhou en -249, et donc de tout un monde ancien, Xunzi interprète de façon lucide l’enseignement confucéen en se situant par rapport au taoïstes et aux légistes, en faisant preuve d’un rationalisme pétri de bon sens. 

Face à la prépondérance ambiante des modes de pensées naturalistes des taoïstes, il fait l’apologie d’un humanisme ritualiste. L’homme n’émerge de son animalité que par la force de son intelligence, par un effort de culture, par le suivi des rites, et non dans notre nature qui ne se réduit qu’aux appétits animaux.  

Dans cette optique, l’homme ne doit plus être considéré dans un rapport de continuité avec le Ciel (Zhuangzi tirait vers le Ciel et Mencius vers l’homme). Il doit y avoir distinction des rôles : au Ciel l’engendrement, à l’homme l’ordonnancement du monde (Sans pour autant que cette dissociation ait un caractère exclusif, conformément aux couples d’opposés de la pensée chinoise).
L’homme doit gérer et ordonner au mieux le domaine sur lequel il a prise (le domaine éthico-politique) et s’abstenir de se lancer dans de vaines spéculations sur ce qui le dépasse (le monde cosmologique).  

En politique, s’il admire l’efficacité du gouvernement teinté de légisme du Qin, il pense en confucéen lorsqu’il affirme que la toute puissance militaire ne suffirait pas à renverser un souverain gouvernant avec humanité et jouissant du soutien du peuple.
Pour lui, un gouvernement idéal doit allier humanité et châtiments, charisme moral et maniement du pouvoir.
Enfin, il faut accorder une grande primauté à la notion d’ordre et aux rites car ces derniers reliant l’homme à l’univers, à ses origines et à son destin, ils sont d’une grande efficacité.

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Proposé par Frédéric BARRON