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Occident

Socrate (vers -487 / -380)

 

Installé à Athènes à l’époque des sophistes, Socrate instaure une nouvelle forme de pensée. En effet, il n’a pas comme eux pour ambition de former le citoyen à la démocratie naissante et à l’art du discours. Son propos se tourne résolument vers l’homme et sa raison. 

Non seulement la rhétorique ne l’intéresse pas, mais de plus il a peu d’intérêt pour la spéculation cosmologique des milésiens. Pour lui, le but de la philosophie n’est pas l’étude des phénomènes naturels, mais celle de l’homme, plus précisément de la conduite humaine et de l’art de vivre moralement.
Rationaliste comme Parménide, Il prône le fait que personne ne sait rien de la vie et du monde, et que s’il y’a une chose à savoir, c’est que nous ne savons rien.  

Pour cela il pose des questions à ses interlocuteurs, et il les amène peu à peu à prendre conscience de la difficulté des problèmes.
Cette méthode socratique, la maïeutique, consiste à inciter l’autre à découvrir par lui-même, par sa propre réflexion, les implications d’une idée, les insuffisances et les incohérences des convictions sur lesquelles il vivait jusqu’alors.
En forçant les gens à réfléchir, il les contraint à reconnaître que leurs croyances ne reposent sur aucune démonstration et qu’elles s’effondrent dès qu’on leur demande de les justifier. 

L’homme dès lors doit cultiver sa raison, car ce n’est que grâce à elle qu’il pourra discerner entre le bien et le mal.

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Proposé par Frédéric BARRON