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- Les façades de nombreux édifice religieux se couvrent de sculptures
destinées à édifier les fidèles. Les thèmes religieux anciens se
perpétuent : vision apocalyptique de saint Jean, le Christ et les
apôtres, le Jugement dernier, etc.
- Techniquement, ces sculptures (tout comme pour les chapiteaux)
font preuve d’influences variées (romaines, barbares,
mozarabes, syriennes, byzantines, etc.) qui varient d’une région à
l’autre.
- Ainsi, les sculptures de la cathédrale de Bayeux manifestent une
forte influence orientale. |


Bayeux : cathédrale |
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Vézelay : église de la Madeleine |
- A Vézelay (1120-1150) on remarque l’habileté du
sculpteur roman à agencer son œuvre aux volumes architecturaux
qui la reçoit. Le Christ au centre du demi-cercle du tympan de la façade
intérieure, est de ce fait représenté très allongé.
- Les plis des vêtements semblent influencés par la sculpture
hellénistique. Par contre, la dislocation des membres, le non-respect
des proportions, et l’expressionnisme virulent qui se dégage
montrent combien le spirituel prime sur le réel. |
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- A Saint-Lazare d’Autun, l’influence des miniatures mozarabes
semble avérée.
- Ainsi, le tympan qui reproduit le « Jugement dernier », présente d’horribles êtres démoniaques très
proches des représentations apocalyptiques mozarabes. Par contre, la
démesure des corps serait plutôt à mettre au crédit des artistes
romans. |

Autun : Saint-Lazare |
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Chartres : Cathédrale
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- Cette démesure des corps explose à la cathédrale de Chartres.
- Si le désir de « coller » à la structure architecturale est ici
manifeste (statue-colonne), il n’en est pas moins évident
que cette incroyable longueur des corps paraît répondre à une pensée
spirituelle.
- Par leur rôle de colonne, les silhouettes sont rigides. Mais
l’expressionnisme acerbe des visages, et les plis des vêtements
qui font penser aux cannelures des colonnes grecques, donne à ces
sculptures une présence forte. |
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