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- En Allemagne, et particulièrement dans la région rhénane,
les réalisation romanes montrent une persistance des formes et des goûts
des époques romaines puis carolingiennes (plan parfois
centré ; colonnes aux chapiteaux d’inspiration antique ; etc.) |


Hildesheim : Saint-Michel |
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Hildesheim : Saint-Michel |
- De ce fait, la plupart des églises romanes allemandes ont
2 absides
(une à chaque extrémité de la nef) et, dans un souci de symétrie,
2 transepts. |
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- L’église Saint-Michel d’Hildesheim (1033) est
un bel exemple de cette persistance de la tradition romaine et
carolingienne. Elle possède 3 nefs où les colonnes alternent avec des
piliers, ainsi que 2 absides opposées avec 2 transepts. |

Hildesheim : Saint-Michel |
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Mayence : Cathédrale
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- De même, la cathédrale de Mayence (milieu du XIIème
siècle) reste d’inspiration carolingienne rhénane avec
ses 2 absides opposées, sa haute tour octogonale à la croisée, et
ses hautes tours aux extrémités des nefs.
- Néanmoins, les fausses arcatures décoratives témoignent d’une
inspiration lombarde italienne. |
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- La cathédrale de Spire (1060) possède à
l’extérieur de grandes tours carrées à la croisée des transepts. On
remarque sur les murs des façades, des galeries décoratives qui
rappellent l’art lombard d’Italie. |

Spire : Cathédrale
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Worms : Cathédrale
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- La cathédrale de Worms avec sa double abside (1181)
procède du même principe que celle de Mayence.
- On constate ici que la présence des 2 absides engendre un
manque de façade. Dans la perspective d’un accès grandiose magnifié, ce
principe sera à la période gothique abandonné au profit de la façade
porche romano-française. |
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- L’église de Maria-Laach parfaitement conservée (1156)
est un bel exemple de ces églises pseudo-carolingienne sans façade. |

Maria-Laach
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Cologne : Sains-Apôtres |
- L’église des Saints-Apôtres de Cologne (1040),
avec
son abside trilobée, offre un plan plus compliqué que celui des
cathédrales rhénanes. La galerie de petits arcs qui termine la
partie supérieure (de style italien lombard) donne une certaine
unité malgré le rythme accentué des façades. |
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- Les fresques des églises allemandes romanes sont
strictement soumises au cadre architectural.
- A Saint-Georges d’Oberzell (1000), les
fresques sont réparties sur plusieurs registres horizontaux qui
épousent la structure architecturale. L’iconographie et la vivacité
des couleurs semblent inspirées par l’art byzantin et l’art
italien. |

Oberzell : Saint-George
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Otton III
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- Les miniatures des manuscrits germaniques sont
foisonnantes. Elles sont caractérisées par un grand naturalisme des
attitudes, par une grande force d’expression, et par une
réelle élégance des formes.
- Les ateliers de Reichenau (vers 1000) aiment
à insérer les scènes dans un cadre architectural. Ici, Otton III
reçoit l’hommage des 4 provinces de son empire. Il est abrité par un
dais que supportent des colonnes à chapiteaux corinthiens. |
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- « Le Christ bénissant » (évangéliaire d’Otton III)
présente de même une architecture fictive qui évoque les remparts
d’une ville.
- Les couleurs vives et prononcées rappellent l’art
carolingien. |

Christ bénissant
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