Histoire de l'art : Les Lumières et le Rococo

Espagne du XVIIIème siècle

 

Espagne : architecture

-   En architecture, avec l’arrivée des Bourbons sur le trône d’Espagne (dynastie d’origine française), peu à peu le style baroque ambiant (d’influence italienne) va s’effacer au profit du style classique français.
-   Ainsi le palais San Ildefonso à Ségovie, inspiré du baroque italien, présente des influences rigoureuses et géométriques du classicisme français.


Ségovie : palais San Ildefonso


Madrid : Alcazar

-   De même, l’Alcazar de Madrid (par l’italien Saccheti), malgré la manière souple italienne qui transparaît, présente des lignes nettes et académiques d’esprit français.

-   L’esprit classique français transparaît également sur façade de la cathédrale de Pampelune (par Ventura Rodriguez). Elle est même d’un classicisme sévère avec son portail à 4 colonnes de front entre 2 tours carrées.


Madrid : Alcazar


Madrid : Alcazar

-   Notons enfin, que l’éclectisme espagnol piochant dans l’art européen a su s’approprier le rococo.
-   Ainsi, la décoration du palais royal de Madrid est un des points culminant du rococo espagnol. A la décoration fantastique du plafond concave du salon Gasparini où les éléments végétaux semblent s’animer, répondent les lignes courbes du sol.

 
Peinture : Goya

-   La peinture espagnole reste principalement celle d’étrangers installés en Espagne. Seul Goya se distingue comme espagnol en tant que peintre de Cour. Mais ne tenant pas école, son art ne sera pas perpétré.
-   Dans un premier temps, l’art de Goya se caractérise par :
   * Un élan baroque.
   * Une sérénité néo-classique.
   * Une simplification de la technique.
   * Une originalité de la lumière, de la couleur et de la composition.
-   Ainsi « Le Parasol » reprend un thème populaire empreint de joie de vivre, de sens de l’anecdote et d’un goût pour les coloris lumineux.


Goya : Le Parasol


Goya : L'Incendie

-   Devenu sourd en 1793, en parallèle de sa production officielle Goya de plus en plus tourmenté se met à produire des œuvres personnelles empreintes d’un goût accentué pour le dramatique et le fantastique.
-   Ainsi «  L’Incendie » reflète son imagination tourmentée. Ici, toute notation anecdotique a
été éliminée au profit d’une touche nerveuse et de tonalités sourdes.

 


Canaletto : La Tamise

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Proposé par Frédéric BARRON

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