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- Avec Le Verrocchio, la statuaire en bronze (dans la
continuité de Donatello) s’affirme de plus en plus à Florence, et
s’émancipe définitivement de l’esprit moyenâgeux.
- Son David (1465), se présente comme un
adolescent fort élégant dans sa cuirasse finement ouvragée, et non comme
un personnage biblique. Son déhanchement, qui quelque part rappelle la
sculpture grecque classique, exprime en fait une extrême sensualité
androgyne bien loin des rigueurs des époques précédentes. |

Le Verrocchio : David |
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Le Verrochio : Bartolomeo Colleoni |
- Dans son imposant monument équestre dédié à Bartolomeo Colleoni, Le
Verrocchio sut rendre toute l’arrogante vitalité du condottiere.
- Contrairement à la statue équestre de Donatello, sereine, ici tout
est expressivité et presque brutalité. |
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- Tout comme Ghiberti, Luca della Robbia exprime complètement sa
passion pour l’Antiquité.
- Techniquement, sur les reliefs de marbre de la « Cantoria » (1438)
qu’il réalise pour la cathédrale de Florence on retrouve des
caractéristiques classiques :
* La profondeur de champ rendu par les personnages du 1er
plan sculptés en ronde bosse affirmée, et ceux de l’arrière plan à peine
gravés.
* Le traitement réaliste des drapés à l’antique. |


Luca della Robbia : Cantoria
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Luca della Robbia : Cantoria
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- Humainement (également dans la pure tradition classique) ce
groupe de musiciens-chanteurs est saisissant d’un réalisme jamais
atteint depuis l’époque romaine.
- L’harmonie musicale est rendue avec une telle intensité par les
gestes, les attitudes, les regards, que les sons semblent traverser
l’œuvre sculptée. |
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- Dans la 2ème moitié du XVème siècle, la
sculpture monumentale toscane évolue vert un art élégant et précieux, à
la beauté purement formelle, à la surcharge décorative, reflet d’un
art devenu utilitaire (tombeaux ; monuments glorifiant ; etc.)
au service de la puissance acquise.
- Dans cet esprit, Bernardo Rossellino crée le type de
tombeau monumental « Renaissance » destiné à un grand avenir :
sarcophage portant un gisant ; décor architectonique ; surcharge
décorative ; etc. |

Bernardo Rossellino :
Tombeau
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Bernardo Rossellino : Tombeau
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- Ainsi, son tombeau réalisé pour Leonardo Bruni (après le
réalisme florentin du début du siècle), fait place à un raffinement
aux formes estompées, à l’atmosphère artificielle et irréelle, sans
contraste affirmé d’ombre et de lumière. |
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