Histoire de l'art : 2ème Renaissance

Raphaël

 

Urbino

-   La peinture de Raphaël (à la suite de Léonard de Vinci qui l’inspira) est l’aboutissement de la peinture italienne Renaissante.
-   En 3 étapes il atteint la plénitude de son art.
-   En 1er, à Urbino (Ombrie), il confère aux figures de ses tableaux, à la fois les courbes languides des artistes ombrien et toscans, et la vigueur typique des écoles de l’Italie du Nord.
-   Ainsi, le « Songe du Chevalier » (1501) dont la composition rappelle le Pérugin, se caractérise à la fois par son accord harmonieux et lumineux des couleurs, et par le moelleux nuancé de la matière.


Raphaël : Songe du chevalier

 
Florence

-   Parti à Florence en 1508, Raphaël se consacre à une série de « madones » destinées aux riches familles florentines.
-   La plupart de ces compositions, comme la « Vierge au Chardonneret », ont une composition pyramidale des personnages, des paysages lointains baignés dans une lumière voilée, et un ciel très présent.


Raphaël : Vierge au Chardonneret


Raphaël : Madone du Belvédère

-   La composition de la « Madone du Belvédère » présente ce même équilibre inscrit dans un triangle.
-   Tant l’expression des visages que la subtilité des teintes, lui confèrent une grande douceur, si caractéristique des œuvres florentines de Raphaël.

 
Le Vatican


Raphaël : Rencontre du pape avec Attila

-   Installé au Vatican (Rome) en 1508, Raphaël y peint pour le pape Jules II, 3 salles dites « chambres de Raphaël ». Elles marquent le début du style académique, proportionné, équilibré, et composé de masses égales. Ces fresques serviront durant des siècles de modèles aux peintures décoratives à caractère historique.
-   Ainsi, la disposition scénique de la « Rencontre du pape avec Attila » est d’un équilibre remarquable et d’un accord chromatique parfaitement équilibré.


Raphaël :
Rencontre du pape avec Attila


Raphaël : Ecole d'Athènes


Raphaël : Ecole d'Athènes

-   Encore plus rigoureuse dans sa composition, l’ « Ecole d’Athènes » est fondée sur une parfaite application de la symétrie, de la perspective linéaire et des lignes de fuite (soulignées par le dallage du sol) qui convergent toutes en un point unique.
-   Si Platon et Aristote constituent le centre de la fresque, l’arrière plan architectural d’inspiration antique, grandiose et monumental, en est l’assise du point esthétique.
-   C’est par la couleur que Raphaël sépare avec netteté, le groupe humain de l’ensemble architectural.

-   Néanmoins, remarquons que ses fresques de la 3ème « Chambre » sont très différentes des précédentes, ce qui prouve que Raphaël ne faisait pas de la construction symétrique un dogme inaliénable.
-   Ainsi, l’ « Incendie du Bourg » est une œuvre dynamique qui se veut dramatique, et dont les contrastes sont accentués, tant dans les personnages que dans les éléments du décor.


Raphaël : Incendie du Bourg

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Proposé par Frédéric BARRON

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