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- Le sens de l’espace fait de précision géométrique, ainsi que la
conception dramatique faite de sérénité de della Francesca, inspira
Mantegna.
- Néanmoins en se risquant dans d’audacieux effets de raccourci
(personnages vus de bas en haut) il contribue à l’évolution de la
notion « d’espace » des artistes de la Renaissance.
- Ainsi, le « Jardin des Oliviers » (qu’il peint à Vérone)
se caractérise par son goût pour une certaine solennité, et par un
traitement en raccourci des personnages du premier plan. |

Mantegna : Jardin des Oliviers |
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Mantegna : Saint Sébastien |
- Ses peintures sont de style sculptural (évocation de la
statuaire et de l’architecture de l’Antiquité romaine) aux ornements
plus ou moins classiques. Pour accuser l’effet dramatique, les
personnages ne paraissent guère vivants et réalistes.
- Son Saint Sébastien (1470 - Vérone), représenté dans
sa fameuse perspective de bas en haut, est un résumé éloquent des
références à la Rome Antique qu’il affectionne : nu ; colonne ;
chapiteau classique. |
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- Le Christ mort est d’un raccourci audacieux qui défie le réel.
De plus, la gamme chromatique (nuances de rose, de gris, de vert, de
bleu) contribue à renforcer l’effet excessif. |

Mantegna : Christ mort |
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Mantegna : Circoncision
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- Son goût pour la sculpture l’amène à user du trompe-l’œil
(peinture donnant l’illusion d’un décor architectural).
- Sur le haut de ce panneau, la colonne et les sculptures (à
l’Antique) ne sont que peinture. |
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- Enfin, notons qu’au Palais ducal de Mantoue, ses fresques (1474),
en instaurant des relations appuyées entre les personnages (1er
plan) et le décor (arrière-plan), inaugurent la peinture
scénographique dont s’inspireront le Corrège et plus tard les
peintres baroques.
- Tout comme chez della Francesca, les teintes douces et pales, les
gestes lents et plein de retenue, l’atmosphère évanescente, confèrent à
l’ensemble une extraordinaire dignité. |

Mantegna : Rencontre
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