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- Quant à la peinture, avant la révolution picturale
apportée par le « Greco » elle se libère des influences flamandes pour
se tourner vers l’art italien (Raphaël ; Léonard de Vinci ;
maniérisme).
- De ce fait elle reste sans grande originalité. |

Luis de Morales : Vierge à l'Enfant
Influence maniériste du Parmesan |
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Le Greco : saint André et saint François |
- Le Greco (né en Crète), après un passage par
Venise, s’installe en Espagne à Tolède.
- Dans son adolescence crétoise, il apprend à peindre selon
le style byzantin des icônes. Il en gardera :
* La frontalité de la composition.
* Des coups de pinceaux larges.
* Une monumentalité des drapés.
* Le mépris pour l’illusion spatiale
découlant des règles de la perspective, pour les fondus gradués
des coloris si chers à Léonard de Vinci.
* Des fonds ne tendant pas à donner une impression de
profondeur.
- Ainsi son « saint André et saint François »
(vers 1595) par son côté majestueux et irréel rappelle le
rythme monumental des mosaïques byzantines. |
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- A Venise, le Greco est au contact de Titien, de
Véronèse, du Tintoret… ce qui marque une évolution dans son style.
- Ainsi, même si dans « Saint Martin et le mendiant »
(1597) les références byzantines sont évidentes
(composition verticale ; arrière plan irréaliste ; frontalité de la
composition…), les coloris clairs et lumineux rappellent
l’école vénitienne. |

Le Greco : Saint Martin et le mendiant |
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Le Greco : Le Martyre de saint Maurice
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- De Titien il retient :
* Les variations de couleur qui suivent les effets
lumineux.
* Le volume et le dynamisme des corps.
* L’éclatante beauté de certaines harmonies de couleur.
* L’effet de brusques éclairs de lumière dans la
nuit.
- Le « Martyre de saint Maurice » (1580),
composé suivant une division en 3 zones (1er plan de personnages ; 2ème
plan d’une foule terrestre ; plan supérieur du Ciel : système qu’il
affectionne), présente certaines de ces caractéristiques
(variation de couleurs ; brusques effets de lumières…).
- On note, comme toujours chez le Greco, les corps
exagérément allongés. |
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- Du Tintoret il retient le rythme du dessin.
- Ainsi, dans le « Laocoon » (1610) les
personnages présentent des traits qui se convulsent d’une façon qui se
veut terrifiante. |

Le Greco : Le Laocoon
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Le Greco : La Très sainte Trinité
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- Du maniérisme italien il retient :
* Les lignes sinueuses.
* Les personnages aux corps largement étirés.
* Les couleurs acidulées et irréelles.
- Dans la « Très sainte Trinité » (1577), les
figures présentent ainsi un allongement démesuré du style maniériste. |
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