Histoire de l'art : Pré-Renaissance

Florence (Italie) : peinture

 

Cimabue

 
-   Au XIIIème siècle, la peinture italienne sur bois des meubles liturgiques et des crucifix se rattache au style des icônes byzantines (Marie trônant sur une chère de marbre ; Christ en croix entouré d’icônes ; plis des vêtements sans reliefs indiqués par des filets d’or ; anatomie exagérée ; etc.).


Toscane : Giunta Pisano


Cimabue : Vierge en majesté

-   Mais, avec la découverte des valeurs artistiques romaines de l’Antiquité, Cimabue à Florence (tout comme Nicola à Pise pour la sculpture) fait évoluer l’art figé des Byzantins vers plus de réalisme et de mouvement.

-   « La Vierge en majesté » (1290 - une des rares œuvres conservée de Cimabue) présente ainsi Marie empreinte d’une douceur qui rappelle les fresque antiques romaines. Plus de visage stéréotypé ; plus de filets d’or pour rendre les drapés mais un jeu subtil d’ombre et de lumière tout « romain antique ».

-   Les principes de l’art de la renaissance à venir sont en mouvement.

 
Giotto

 

-   Par sa peinture émouvante et passionnée, Giotto (Elève de Cimabue) franchit une étape de plus vers le rendu « Antique » de l’expression des sentiments et de la réalité de l’espace environnant.

-   Dans ses fresques de la basilique d’Assise décrivant la vie de saint François (début du XIVème siècle), il s’attache ainsi à introduire le paysage comme élément à part entière. On le remarque dans cette fresque « François prêchant aux Oiseaux » dont la forte présence des arbres devient signifiante.


Giotto : François prêchant aux oiseaux


Giotto : Expulsion des Diables d'Arezzo

-   La mise en valeur du paysage urbain, dans un souci humaniste, caractérise également l’art de Giotto.

-   Dans une autre fresque d’Assise, « L’expulsion des Diables d’Arezzo », les édifices prennent une place importante. C’est par une sorte de marqueterie de volumes et de couleurs contrastés qu’il tente de rendre le volume de la ville.

-   A Padoue (1305 - fresques de la chapelle de l’Arena), Giotto reprend en les perfectionnant les principes humanistes stylistiques qu’il a créés à Assise : intégration affirmée du paysage ; présence quasi systématique d’éléments d’architecture (destinés à rendre une profondeur de champ) ; expression personnalisée des sentiments des personnages.


Giotto : Massacre des innocent

 
Disciples de Giotto

 
-   Disciple de Giotto, Taddeo Gaddi (milieu du XIVème siècle), par l’utilisation affirmée d’éléments d’architecture, fait preuve d’un sens particulier de la composition basée ici sur les lignes verticales et diagonales.


Taddeo Gaddi : Atelier d'orfèvre


Andrea di Bonaiuto :
Chapelle des Espagnols

-   A Florence, Andrea di Bonaiuto (fin du XIVème siècle) couvre de fresque la Chapelle des Espagnols (1367). La liberté donnée aux attitudes des personnages déambulant autour des murailles caractérise bien l’esprit humaniste naissant.

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Proposé par Frédéric BARRON

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