Histoire de l'art : Mésopotamie

Assyriens

 

Khorsabad

-   Vers -1 240, une province babylonienne, l’Assur, prend le pouvoir sur Babylone. Son peuple cruel et sanglant (les Assyriens), vivant de butin de guerre, va dominer la Mésopotamie durant 6 siècles.

-   L’art des assyriens va de ce fait guerrier être de démesure et de force.

-   Ainsi Khorsabad, une ville éphémère du roi Sargon qui règne de -722 à -705, surprend par l’immensité de son palais si vite construit, dominé par une ziggurat gigantesque de 7 étages. Cette pyramide religieuse de briques avait pour but de recevoir dans un temple construit en son sommet, la venue du dieu concerné.


Palais de Khorsabad


Porte : Taureau ailé

-   Pour accéder au palais, seules des portes monumentales en pierre taillée permettaient l’entrée. Elles sont agrémentées de taureaux ailés, destinés à impressionner par leur force puissante.

-   La plupart des murs du palais étaient décorées de sculptures en bas-reliefs (la statuaire était quasiment absente).

-   Les thèmes sont principalement le récit des exploits royaux : la guerre, la chasse, et les cérémonie religieuses. On remarque l’absence totale de représentations féminines.

-   Sur cette représentation du roi officiant, la décoration géométrique est abondante et techniquement minutieuse (boucles de cheveux, pli du manteau, etc.). L’attitude est rigide, sans fantaisie


Khorsabad

 
Ninive

-   Les fouilles de Ninive (vers -650) ont tendance à prouver que les pièces du palais étaient recouvertes de voûtes, voire de coupoles, première apparition de ce mode de recouvrement dans l’histoire de l’humanité.

-   La magnificence des détails des bas-reliefs sculptés retrouvés dans les ruines, est d’une habileté technique étonnante. Par contre point de fantaisie ; les représentations royales destinées à éblouir sont conventionnelles et répétitives.


Déportés chaldéens


Scène de chasse

-   Cette scène de chasse au lion, bien que rigide, est d’une vérité poignante.

-   La maîtrise technique de gravure est parfaite, le détail subtil. La composition utilisant la diagonale induite par la lance et le lion est d’une vibrante force expressive.

-   Voilà la lionne blessée. Avec la représentation animalière l’art assyrien se libère des contraintes rigides des images royales.

-   L’arrière train paralysé de la lionne blessée est rendu de façon saisissante et compatissante.


Lionne blessée

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Proposé par Frédéric BARRON

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