Histoire de l'art : Monde hellénistique

Sculpture de genre

 

Sculpture idyllique

-   Le genre « idyllique », ambigu et gracieux devient récurent dans la sculpture destinée aux riches familles en recherche d’œuvres décoratives. Pour y répondre, le thème de l’enfant se développe car il permet de se détacher des règles trop strictes imposées par la représentation des dieux.

-   Ainsi, « L’enfant s’arrachant une épine » (qui reprend l’interprétation du coureur athlétique) n’a plus rien d’héroïque. Ici l’anecdote prime. L’artiste, dans la douceur des lignes cherche simplement à émouvoir le spectateur et non plus à glorifier le héro.


L'enfant s'arrachant une épine


L'enfant à l'oie

-   « L’enfant à l’oie », tout en rondeur et violence ambiguë, est construit suivant une composition pyramidale promise à un grand avenir.
-   « L’invention du baiser » représente soit disant Eros et Psyché. Mais on devine que le thème affiché ne sert en fait qu’à exprimer en toute liberté la grâce et la sensualité.


L'invention du baiser

 
Sculpture naturaliste

 
-   A côté de la sculpture idyllique, se développe à Athènes, Alexandrie, Pergame et Rodes, la sculpture réaliste, généralement destinée à glorifier des hommes de valeur morale ou guerrière.

-   Dans cette perspective naturaliste, les portraits ressemblent de plus en plus à leur modèle.

-   A Athènes la représentation des Grands Hommes est privilégiée. Sur cette statue de Démosthène (IIIè siècle), le visage marqué de rides traduit l’inquiétude du célèbre démocrate. Le manteau fripé semble vivre, comme s’il avait été dérangé par un geste nerveux.


Démosthène


Tête de Sénèque

-   Cette « Tête de Sénèque » d’Alexandrie (IIè siècle) reflète par son expression intense, l’expérience de la vie. La barbe irrégulière et les logues mèches qui tombent sur le front renforcent l’impression produite.

-   A Pergame, la sculpture naturaliste prend un caractère héroïque et sublime.

-   Plusieurs sculptures de « Celtes vaincus », destinées à être placées comme ex-voto dans des temples, sont ainsi d’une grande puissance dramatique.

-   On s’en rend compte sur ce « Celte se tuant sur le corps de sa femme » (copie romaine) dont le sentiment de souffrance est exacerbé.


Gaulois se tuant


Gaulois mourant

-   Le « Celte mourant » (copie romaine), avec le sang coagulé qui apparaît sur ses blessures, est d’une force pathétique.

-   Cette sensibilité romantique et tourmentée fut imitée dans l’ensemble du monde hellénistique.

-   A Rhodes, l’effet théâtral d’anatomie initié à Pergame, est mené à son paroxysme dans de grandes compositions pyramidales.

-   Sur le « Laocoon », les 3 corps humains sont pressés par 2 serpents. Le père souffre : ses muscles apparaissent sous la peau, exagérément marqués.

-   L’intensité dramatique du visage, le mouvement des cheveux et l’extrême torsion du corps en font un chef d’œuvre de l’expression pathétique.


Laocoon

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Proposé par Frédéric BARRON

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