|
- A côté de la sculpture idyllique, se développe à Athènes, Alexandrie,
Pergame et Rodes, la sculpture réaliste, généralement destinée à
glorifier des hommes de valeur morale ou guerrière.
- Dans cette perspective naturaliste, les portraits ressemblent de
plus en plus à leur modèle.
- A Athènes la représentation des Grands Hommes est
privilégiée. Sur cette statue de Démosthène (IIIè siècle),
le visage marqué de rides traduit l’inquiétude du célèbre démocrate. Le
manteau fripé semble vivre, comme s’il avait été dérangé par un geste
nerveux. |


Démosthène |
|

Tête de Sénèque
|
- Cette « Tête de Sénèque » d’Alexandrie (IIè siècle)
reflète par son expression intense, l’expérience de la vie. La
barbe irrégulière et les logues mèches qui tombent sur le front
renforcent l’impression produite. |
|
- A Pergame, la sculpture naturaliste prend un caractère
héroïque et sublime.
- Plusieurs sculptures de « Celtes vaincus », destinées à être
placées comme ex-voto dans des temples, sont ainsi d’une grande
puissance dramatique.
- On s’en rend compte sur ce « Celte se tuant sur le corps de sa
femme » (copie romaine) dont le sentiment de souffrance est
exacerbé. |

Celte ce tuant |
|

Celte mourant |
- Le « Celte mourant »
(copie romaine), avec le sang coagulé qui apparaît sur ses blessures, est d’une force
pathétique.
- Cette sensibilité romantique et tourmentée fut imitée dans
l’ensemble du monde hellénistique. |
|
- A Rhodes, l’effet théâtral d’anatomie initié à Pergame, est
mené à son paroxysme dans de grandes compositions pyramidales.
- Sur le « Laocoon », les 3 corps humains sont pressés par 2
serpents. Le père souffre : ses muscles apparaissent sous la peau,
exagérément marqués.
- L’intensité dramatique du visage, le mouvement des cheveux et
l’extrême torsion du corps en font un chef d’œuvre de l’expression
pathétique. |


Laocoon
|
|
|
|