Histoire de l'art : Grèce antique

Grèce post guerres médiques

 

Sanctuaires

-   Après les guerres médiques et la victoire des grecs sur les Perses (-479), une conscience de l’unité culturelle du monde grec amène la plupart des villes à édifier des édifices religieux dans les grands sanctuaires (Delphes ; Olympie). De ce fait, une émulation architecturale et sculpturale s’installe.

-   Ces lieux vénérés ne possèdent pas de plan d’ensemble. On remarque sur ce plan de Delphes que les constructions successives occupent l’espace au gré des endroits libres autour du temple central (temple d’Apollon), ce qui donne une impression « tortueuse ».


Delphes

 
Sculpture monumentale des temples


Apollon : fronton du temple de Zeus à Olympie (reconstitution)

-   Dans cette effervescence culturelle, les frontons des grands temples des sanctuaires sont dotés d’ensembles sculpturaux monumentaux.

-   Le but est de retracer aux yeux du public, une histoire mythologique ou héroïque. On remarque néanmoins que chaque scène se déroule autour d’un dieu de l’Olympe qui trône en majesté au milieu de la composition (Zeus, Apollon, etc.)


Zeus : Olympie


Apollon : Olympie

-   La composition des frontons, dans leur forme ingrate triangulaire, est remarquable. Si le personnage central est debout, plus on va vers les extrémités, plus les personnages sont représentés accroupis, voire couchés. Malgré le cadre rigide, l’artiste cherche à animer les scènes en s’éloignant des formes rigides de la période archaïque.

-   Techniquement, les figures sont détachés du fond en un relief vigoureux adapté à une sculpture monumentale destinée à être vue de loin.


Guerrier mourant : fronton du temple d'Aphaia à Egine

-   Très vite l’artiste cherche à se détacher des formes rigides qui manquent d’expression.

-   Le guerrier de cette frise à Egine, est représenté avec une attitude plus libre en comparaison aux sculptures de la période archaïque. La volonté de rendre le coté dramatique est patent.


Guerrier : Egine

 
Sculpture décorative


Relief d'Eleusis

-   La sculpture décorative (stèles, trônes, etc.), peu à peu se détache de la lourdeur des volumes souvent présente dans la sculpture monumentale des temples, pour faire place à plus de souplesse.

-   On remarque sur ce relief d’Eleusis, les plis des robes rendus avec finesse et mouvement.

-   De même, dans cette représentation de la naissance d’Aphrodite (dossier du trône de Ludovisi vers -460) le corps est moulé dans ses vêtements mouillés, ce qui donne une impression de «  saisi sur le vif ».

-   Cette technique inspirera de nombreux sculpteurs dans les années suivantes.


Trône Ludovisi

 
Sculpture des héros

 
Aurige de Delphes

-   La représentation des héros (taillées en marbre ou coulés en bronze) destinée à être montrée au public, perdure.

-   La statuaire de bronze est l’apanage des villes doriennes.

-   L’Aurige de Delphes (vers -470), par la nécessité de couler le métal, est plus statique que les sculptures taillées. La tunique tombe droit, cannelée comme une colonne dorique. Mais à la rigueur du style, à l’absence de fioritures, répond la finesse des boucles de cheveux et surtout, le regard vivant, rendu par un ajout de pierres précieuses et de nacre.

-   Myron est réellement le premier sculpteur qui se distingue de l’art de son époque, rompant avec les anciennes conventions, cherchant à rendre le mouvement des corps, sans attacher d’importance à l’expression et la psychologie des personnages.

-   On le remarque sur cette copie romaine représentant le Discobole. Tout le corps est porté par le mouvement de l’athlète. Il sait saisir l’aspect le plus sensuel ; rendre le mouvement de la vie et la sensibilité physique de l’homme.

-   Myron deviendra un modèle.


Myron : Le Discobole

 
Polyclète : Diadumène

-   Polyclète est l’autre sculpteur célèbre de cette époque. Il est réputé pour l’élégante austérité de ses œuvres et pour la beauté de ses athlètes.

-   Il consacra toute sa recherche artistique à définir la beauté idéale, à trouver l’harmonie absolue entre chaque partie du corps, comme ici sur le Diadumène (copie romaine en marbre d’un original perdu en bronze).

-   Devant la sculpture du Doryphore de Polyclète, les grecs furent tellement éblouis qu’ils l’appelèrent « le Canon » de la beauté virile.

-   Malgré sa massivité encore archaïque et ses hanches fortement marquées, il fut considéré à l’époque comme le modèle parfait des proportions du corps humain.

 
Polyclète : Doryphore

 
Peinture sur céramique


Amasis : amphore

-   Quant à elle, la peinture sur céramique n’évolue guère. Les figures noires se détachent toujours sur fond rouge.

-   L’apport de l’émail blanc pour représenter les femmes est une nouveauté.

-   Mais les thèmes sont de plus en plus variés : scènes de mythologie ; légendes héroïques ; vie des grands hommes ; scènes d’athlétisme.

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Proposé par Frédéric BARRON

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