Histoire de l'art : Grèce antique

Grèce classique au IVè siècle

 

Architecture

-   Après la victoire de Sparte sur Athènes au cours des guerres du Péloponnèse (de -431 à -404), l’architecture évolue et se diversifie d’un lieu à l’autre, avec une prédilection pour l’ordre ionique.

-   Ainsi le Mausolée d’Halicarnasse (disparu) surprend par ses contrastes. Il a pour base un grand bloc rectangulaire sur lequel se dressent 36 colonnes supportant une pyramide à degrés couronnée d’un quadrige de marbre.


Mausolée d'Halicarnasse


Delphes : Athéna Pronaia

-   La forme circulaire fait son apparition.

-   Le sanctuaire d’Athéna Pronaia à Delphes possède 2 colonnades circulaires. Celle de l’extérieur comprend 20 colonnes doriques, celle de l’intérieur 10 colonnes corinthiennes alignées contre le mur entourant la cella.

 
Sculpture au début du IVè siècle

-   Dans cet éclatement politique, le thème des dieux supérieurs fait place à ceux en contact avec les hommes (Aphrodite, Eros, etc.), avec les figures allégoriques (la Vertu, la Paix, etc.), et avec les portraits des poètes.

-   En attique (Athènes), l’art d’exécuter les draperies perdure avec grandeur et finesse. Ainsi, la Vénus Genitrix de Callimaque (copie romaine) accentue harmonieusement les formes du corps grâce à la transparence « de la draperie mouillée ».


Callimaque : Vénus Genitrix


Scopas : bas relief d'Halicarnasse

-   Avec Scopas est introduit le rendu tendu de l’action et de la douleur, comme on le remarque sur ce bas-relief qu’il sculpta pour le Mausolée d’Halicarnasse.

-   Les figures s’agitent. L’intensité dramatique est rendue par les attitudes violentes. Le dessin accentué des musculatures et des drapés, ainsi que les vigoureuses obliques de la composition accentuent le puissant effet dynamique de la composition.

-   Le « Niobide » de Scopas (copie romaine) est d’une représentation dynamique saisissante.

-   Un savant jeu d’ombres et de lumières renforce de plus le caractère pathétique de l’attitude.


Scopas : Niobide

 
Praxitèle

-   Au milieu du IVè siècle, Praxitèle révolutionne la statuaire athénienne en apportant élégance et sensualité.

-   Dans sa célèbre œuvre « Satyre au repos » (copie romaine), tout contribue à donner une impression d’abandon sensuel presque provoquant. Les formes sont arrondies, sans muscles saillants comme du temps de Polyclète au Vè siècle. L’attitude déhanchée est destinée à donner une impression de vie, de mouvement imminent.


Praxitèle : Satyre au repos


Praxitèle : Aphrodite de Cnide

-   Praxitèle est le premier artiste grec à prendre le parti de rendre dans ses sculptures, non seulement la réalité physique du modèle, mais également sa personnalité.

-   Ce visage de l’ « Aphrodite de Cnide » (copie romaine) possède une expression rêveuse et lointaine qui lui donne presque vie. Pour ce fait, durant des siècles de nombreux voyageurs vinrent l‘admirer à Cnide.

-   « Hermès et Dionysos » est d’un charme et d’une perfection qui étonna durant des siècles.

-   On remarque que la draperie aux amples plis est là pour magnifier la pureté du corps lisse, possédant le déhanchement caractéristique de Praxitèle.

-   Comme toujours chez cet artiste, le rendu du corps ne suffit pas. On s’en rend compte en admirant le modelé délicat du visage d’Hermès qui semble vivre.


Praxitèle : Hermès et Dionysos

 
Sculpture après Praxitèle


Praxitèle : Artémis chasseresse

-   Praxitèle eut une influence manifeste sur les sculpteurs de la fin du IVè siècle.

-   Ainsi, Léocharès, un de ses disciples, rend de plus en plus aimable les divinités sculptées. L’« Artémis chasseresse » (copie romaine), est saisie en plein mouvement. Elle attrape une flèche dans son carquois, la tête rejetée légèrement en arrière afin de contrebalancer la position des jambes et accentuer la fluidité arienne de son attitude.

-   Avec Lysippe, l’art grec franchit une nouvelle étape dans la maîtrise de la représentation de la réalité. Ses statues peuvent être vues sous tous les angles, leur conception étant détachée d’un support architectural frontal.

-   Son type d’athlète comme son « Apoxyomène » (copie romaine) est plus souple, plus allongé et plus nerveux que ceux proposés auparavant.


Lysippe : Apoxyomène

 
Ephèbe de Marathon

-   Cet « Ephèbe de Marathon » d’un artiste inconnu, avec son déhanchement caractéristique rappelle la manière de Praxitèle.

 
Peinture de chevalet


Noces Aldobrandines

-   Le IVè siècle voit apparaître la peinture de chevalet. Malheureusement elles ont toutes disparues et seules des copies romaines nous sont parvenues.

-   Dans ces « Noces Aldobrandines » la scène semble prise sur le vif et tendre à être fidèle à la réalité. Elle laisse penser que la technique de la peinture grecque était basée sur le dégradé des couleurs et le jeu des ombres et des lumières.

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Proposé par Frédéric BARRON

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