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- Avec au XIIème siècle le développement
des villes et des pèlerinages vers les sites comportant des
reliques, les centres religieux quittent la sphère monacale (époque
romane) pour l’univers urbain. |

Chartres : Cathédrale |
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Chartres : Cathédrale |
- Dans cette nouvelle exigence d’accueil « du plus grand
nombre », l’église (grâce à la technique de la voûte en ogive),
explose en dimension autant horizontale que verticale.
- La cathédrale de Chartres témoigne du passage du
style roman au style gothique. Si sa partie inférieure révèle l’ancienne
façade romane
(1135 - avec ses arcs en plein cintre), l’ensemble
reconstruit après un incendie, adopte la structure tripartite gothique à
venir (3 porches ; 2 tours d’angle ; rosace centrale). |
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- L’apparition des arcs-boutants extérieurs permet de
donner plus d’ampleur et de lumière intérieure à l’édifice. |

Chartres : Cathédrale |
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Paris : Notre-Dame
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- La façade de la cathédrale Notre-Dame de Paris (1200-1240),
tout comme à Chartres reflète une égale importance des lignes
verticales et horizontales.
- On remarque ainsi au dessus de la rosace, la balustrade
ajourée
(horizontale) qui masque le départ des 2 tours d’angle
(verticale). |
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- Avec la cathédrale de Reims, l’arc-boutant extérieur
(élément technique qui permet de porter les charges au-delà des murs
intérieurs) devient un élément décoratif. Il s’hérisse de
pinacles qui accentuent la verticalité de l’édifice.
- A l’intérieur, l’espace est désormais dominé par
l’élancement vertical des lignes. Peu d’éléments viennent arrêter le
regard dans son ascension vers les voûtes. Seule l’ornementation
végétale stylisée des chapiteaux offre une décoration ponctuelle.
- Cette élévation intérieure libérée des tribunes romanes du 2ème
niveau (destinées à assurer la stabilité de l’édifice), présente
désormais 3 étages superposés dans une grande fluidité :
1 : De grandes arcades qui permettent le passage
d’une nef à l’autre.
2 : Une galerie allégée de circulation (triforium).
3 : De hautes fenêtres ajourées et lumineuses.
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Reims : Cathédrale
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Amiens : Cathédrale
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- La cathédrale d’Amiens (1220 - 1280)
représente l’apogée de l’architecture gothique. Son plan à 3 nefs s’est
allégé : ses chapelles rayonnantes de l’abside sont toutes en finesse,
et sa fine tour lanterne à la croisée du transept magnifie la
verticalité de l’édifice.
- Sa façade reste dans la tradition de la cathédrale de Paris
(2 tours ; rosace ; galeries ; lignes verticales et horizontales
prononcées). On remarque que la surcharge de sculptures en
façade est un trait de l’architecture religieuse gothique.
- Par contre, comme à Reims, l’intérieur reste sobre,
tout dévoué au rendu de la verticalité architecturale.
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- Au 15ème siècle (après la guerre de cent ans)
la statuaire a tendance à disparaître des façades au profit d’une
surcharge décorative abstraite (le gothique flamboyant).
- La façade de la cathédrale de Tours (1426) est un bel
exemple de ce gothique flamboyant.
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Tours : Cathédrale
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Albi : Cathédrale
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- Enfin, certaines régions restent insensibles au gothique. La
cathédrale d’Albi (1282) avec ses épais contreforts
surmontés de tourelles, et ses ouvertures étroites, présente ainsi un
aspect de forteresse qui ne doit rien au gothique.
- Ceci est en fait dû à la lutte violente contre les Albigeois.
La nécessité de préserver l’édifice des violences extérieures a imposé
une architecture massive, sans flèche élancée, sans arcs-boutants, sans
pinacles. |
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