Histoire de l'art : Egypte - Nouvel Empire

Peinture

 

Représentation princière avant Akhenaton

-   Si les conventions restent immuables, les représentations humaines sont moins trapues que durant les périodes précédentes, et les couleurs moins lourdes. La transparence est indiquée par des demi teintes. Le détail dans les vêtements apparaît.

-   Cette peinture inachevée  de la XVIIIème dynastie permet de comprendre la technique du peintre. L’artiste peint sur un fond blanc ou jaune. En premier il trace les contours du dessin à la couleur rouge ou noire. Ensuite les figures sont colorées en respectant les conventions : les homes en brun-roux, les femmes en jaune clair, etc.


Tombe d'Aménophis II


Meryt-Amon

-   La vigueur du trait et la sûreté du dessin font de cette peinture datée de -1 450 une œuvre typique de la XVIIIème dynastie.

 
Représentation de la vie quotidienne avant Akhenaton

-   Si les compositions qui évoquent la vie journalière répondent également à des conventions, le mouvement devient plus intense et une certaine fantaisie apparaît dans le détail.

-   Malgré la persistance d’une certaine raideur des personnages, la profusion des détails anime cette scène de vendange datée de -1 420.


Tombe de Nakhti


Tombe de Nakht

-   L’attitude de ces musiciennes est encore statique. Mais le mouvement de la femme centrale et l’orientation différente de son visage donnent vie à l’ensemble.

-   Quelle fraîcheur ; quelle vie ; quel réalisme dans cette scène de la vie quotidienne…

-   Le petit bouvier dirige l’action. Les taureaux suivent le mouvement, se juxtaposent en toute subtilité. Quel rythme ondoyant en une saisissante esthétique…


Tombe de Nebamum


Tombe de Nebamum

-   Un moment de liberté, une exception sur 3 000 ans d'art égyptien, la seule constatée. Deux visages vus de face. Le peintre a su s’élever au-dessus des conventions. Un mystère…

 
Akhenaton

-   Akhenaton (le pharaon hérétique) impose à la peinture la même révolution qu’il a imposé à la sculpture. L’être représenté n’est plus idéalisé mais tel qu’il est avec ses défauts physiques.

-   On le remarque sur cette peinture de deux des filles du pharaon, représentées avec des bassins trop renflés, des jambes grêles, des ventres gonflés, etc. Techniquement, on assiste pour la première fois à un essai de dégradé de couleur destiné à rendre le volume des corps.


Résidence royale de Tell-el-Amarna


Résidence royale de Tell-el-Amarna

-   Tout dans la composition de cette peinture de -1 360 est souple et tend à donner vie aux plantes et aux oiseaux. La peinture devient ici expressionniste.

 
Peinture sous les ramessides

-   Après Akhenaton, la religion officielle reprend ses droits, et la peinture ses codes traditionnels. Pourtant certains acquis de la période précédente vous persister jusqu’à Ramsès II, principalement dans les représentations de la vie quotidienne.

-   Sur cette scène de vendanges, les feuilles de vigne sont disposées irrégulièrement avec fantaisie  et rappellent l’exubérance de la nature. Les vendangeurs sont pris sur le vif, dans des attitudes animées assez éloignées des conventions rigides.


Tombe n°217


Le reine Néfertari

-   Sous Ramsès II, la peinture atteint son paroxysme. Sur cette peinture de la reine Nerfetari datée de -1 280, le peintre a rendu la transparence du vêtement. On distingue les bras le les jambes au travers du tissu. Le vêtement même semble se mouvoir sous le mouvement.

-   Par contre le décor est à nouveau figé dans ses règles classiques.

-   A la fin du Nouvel Empire, la peinture reprend ses formes anciennes et ses couleurs symboliques. Elle redevient écriture formelle où l’artiste n’a plus droit à la fantaisie.


Tombe d'Imenherkhopchef

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Proposé par Frédéric BARRON

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