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- Dès ses premières œuvres, Caravage qui va devenir le maître du
« clair-obscur » s’élève contre le style méthodique et académique
de Carrache. Sa démarche est anti-renaissante, cherchant à rendre la
spontanéité, quitte à peindre un tableau « sans histoire », à faire
poser comme modèles des gens du peuple.
- Ainsi dans un de ses 1er tableau, « Le Garçon à la
corbeille de fruits », il a l’audace :
* Non seulement de faire poser un garçon des rues (à ses
yeux aussi important qu’un aristocrate).
* Mais de plus de mettre en avant un vulgaire panier de fruits
(aussi important que l’être humain qui l’accompagne).
- Nous sommes en présence d’une leçon de naturalisme et d’humilité. |

Caravage : Le Garçon à la
corbeille de fruits |
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Caravage
: La Vocation de Saint Mathieu |
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- Avec « La Vocation de Saint Mathieu », Caravage atteint son
style :
* Désacralisation des mythes par la mise en scène de personnages
du peuple (Le thème sacré est représenté dans une taverne).
* Naturalisme des gestes et des vêtements aux antipodes des
représentations aristocratiques habituelles.
* Luminisme fait d’un clair-obscur qui réagit contre
les couleurs acidulées du maniérisme.
- Dans cette composition sombre, la lumière devient prépondérante.
Elle fait resplendir les visages et les habits, briller le visage du
personnage central. Plus que le dessin des contours, la couleur et la
lumière servent désormais à modeler les personnages et les objets. |

Caravage : La Vocation de Saint Mathieu |
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Caravage : Le Martyre de Saint Matthieu
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- Dans « Le Martyre de Saint Matthieu », la violence est
exprimée sans retenue.
- A partir d’un sicaire presque nu placé au centre de la composition,
part une composition de personnages (magistralement rendus par des
raccourcis violents) distribués en une série de courbes
tourbillonnantes et vigoureuses.
- Par des effets contrastés d’ombre et de lumière, la clarté
semble irradier de l’intérieur de la toile vers l’extérieur. |
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- « La Crucifixion de saint-Pierre » est traitée (dans une
composition fondée sur une intersection de diagonales) avec un
réalisme brutal et dramatique, comme si la scène se déroulait à un
coin de rue. Ici, aucun recours au surnaturel n’est proposé.
- On est loin de la froideur des peintures des époques précédentes.
Les pieds et les mains du suppliciés sont sales et vulgaires, le visage
vieux et ravagé, les raccourcis saisissants. |

Caravage : La Crucifixion de
saint-Pierre |
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A. Gentileschi : Judith et Holopherne
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- Notons enfin que Caravage influença bon nombre de peintres
italiens. Parmi eux se détache A. Gentileschi.
- On retrouve dans « Judith et Holopherne » le jeu subtil entre
ombre et lumière. |
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