Histoire de l'art : Le Baroque

Italie : fontaines et sculptures - Bernin

 

Rome : fontaines baroques

-   A Rome, avec l’édification des églises baroques, s’aménagent des places qu’on habille de fontaines décorées de sculptures « torturées ». Elles sont dans la droite ligne des façades des églises attenantes.
-   Ainsi, la Piazza de Spagna, agrémentée en son centre d’une fontaine en forme de barque, et reliée à l’église de la Trinité des Monts par un escalier aux rampes curvilignes baroques.


Rome : Piazza de Spagna


Rome : fontaine des Quatre fleuves

-   Pour répondre à l’esprit baroque (toucher les sens), la fontaine des Quatre fleuves (1651) de Bernini se compose :
   * D’un soubassement formé de rochers artificiels qui semblent naturels.
   * De mousses et des plantes sculptées habilement, comme pour faire « naturel ».
   * De quatre figures allégoriques symbolisant les 4 plus grands fleuves du monde, dont la plastique est d’un expressionnisme exacerbé.

-   La Fontaine de Trevi (début du XVIIIème siècle) perpétue devant une façade des plus classiques, les innovations baroques de Bernini.
-   On y retrouve :
   * L’aspect rustique et artificiel de rochers factices, ce qui crée un effet scénographique saisissant.

   * Le rendu mouvementé de figures sculptées qui semblent prendre possession des rochers factices envahies par les cascades d’eau.


Rome : fontaine de Trevi

 
Sculpture : Bernini et l'esprit baroque

-   Bernini (l‘architecte déjà présenté) apparaît comme la figure majeure de la sculpture baroque de la Contre-réforme italienne.
-   Son « David » tout en courbes et mouvement, déploie l’énergie destinée à émouvoir le spectateur. Par la concentration du regard, le froncement des sourcils, la lèvre supérieure mordue, la vie y paraît extrêmement ardente.


Bernini : David

  
Bernini : Pluton et Proserpine

-   Dans « Pluton et Proserpine », Bernini met en évidence la musculature noueuse et robuste de Pluton et la douceur de Proserpine, le tout avec des détails d’une grande précision jamais atteints auparavant.

-   Dans « Apollon et Daphné », autant l’attitude des personnages que leurs expressions tentent de toucher au vivant. Si le regard d’Apollon brûle d’un violent désir, celui de Daphné, en contrepoint,  crie de terreur.
-   Ici tout est mouvement. La composition enchevêtrée n’en finit pas de tourner dans une légèreté étonnante.


Bernini : Apollon et Daphné

 
Sculpture : Bernini au service de la Contre-réforme

-   Au service de la Contre-réforme, Bernini cherche dans ses sculptures religieuses à exacerber l’émotion du spectateur.
-   Ainsi dans « Sainte-Thérèse en extase » (1646) tout tend au dramatique :
   * Le voile léger de l’ange au sourire énigmatique.
   * Le lourd manteau de Thérèse.
   * Son visage envahi d’extase.
   * Son attitude d’un abandon total.


Bernini : Sainte-Thérèse en extase


Bernini : La bienheureuse Alberoni

-   Le visage de « La Bienheureuse Alberoni » (1675) exprime à la fois la souffrance (le corps tremblant de douleur) et la joie (le visage en extase).
-   Les mains qui serrent le voile froissé de la tunique sont d’un pathos totalement baroque.

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Proposé par Frédéric BARRON

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