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- Dès l’indépendance du pays, la peinture hollandaise se pare des
caractéristiques du réalisme nordique, bourgeois et protestant :
* Représentation du quotidien.
* Amour de la terre natale et de la maison familiale.
* Aversion pour tout excès pompeux.
- Avec Frans Hals, l’art du portrait s’émancipe du
formalisme officiel des « Cours Royales ». Chez lui les personnages ne
sont plus figés, mais plein de spontanéité.
- Dans « Le Joyeux Buveur », le personnage, bon vivant, est
ainsi traité en touches rapides et fluides, réparties de façon à
rendre à la fois le mouvement, la lumière et le rendu de la matière.
- Cette liberté de touche fera l’admiration des Impressionnistes au
XIXème siècle. |

Frans Hals : Le Joyeux Buveur |
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Frans
Hals : Compagnie du Capitaine Reynier Reael |
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Frans Hals :
Compagnie du Capitaine Reynier Reael |
- Ses portraits collectifs (très prisés en cette Hollande
bourgeoise du XVIIème siècle, qui cherchent à incarner la
lutte contre l’absolutisme royal environnant) attestent d’un même
souci de simplification de la composition.
- Sa « Compagnie du Capitaine Reynier Reael » en est un bel
exemple. |
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- Rembrandt quant à lui, est très vite influencé par le jeu
d’ombre et de lumière initié en Italie par Caravage. Néanmoins on
remarque que son utilisation du clair-obscur est chez lui peu
rationnelle.
- En effet, il utilise cet effet de contrastes afin de répondre à son
objectif : approfondir l’expression psychologique des personnages
présentés.
- Son « Autoportrait avec Collerette et Toque » en est un bel
exemple :
* Clair-obscur.
* Fond neutre mettant le visage en valeur.
* Profondeur envoûtante de l’expression du regard. |

Rembrandt : Autoportrait avec Collerette et Toque |
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Rembrandt : Autoportrait en jeune homme |
- Comme Frans Hals, Rembrandt s’investit particulièrement dans les
portraits tant prisés en Hollande. Mais son but est de leur donner
une dimension psychologique, de capter l’intimité profonde des
personnages.
- Dans cette optique, sa technique est plus basée sur la touche
libre de son pinceau que sur un contour précis des personnages.
Ainsi le rendu semble vivant et non figé. |
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- Ce désir de capter la psychologie des personnages se retrouve
dans les quelques tableaux religieux ou mythologiques de Rembrandt.
- Ainsi, dans « Danaé » (dont la posture est inspirée de
Titien), le naturalisme sensuel ; le contraste entre la simplicité
de la servante et le mouvement de la princesse ; la sinuosité du
rythme ; les effets subtiles de la lumière ; contribuent à nous plonger
dans l’émotion intime de Danaé. |

Rembrandt : Danaé |
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Rembrandt : La leçon d'Anatomie
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- Il en est de même dans ses portraits collectifs. Dans « La
leçon d’Anatomie » très construite :
* Composition générale en diagonale,
* Composition pyramidale du groupe,
* Contrastes des couleurs (entre la pâleur du cadavre et les
mains des participants),
- L’expression de vie est rendue par :
* La variété subtile des expressions psychologiques,
* L’expression des personnages,
* Le jeu des regards. |
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Rembrandt : La Ronde de Nuit
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- Pour mieux capter les émotions des personnages, Rembrandt situe
sa « Ronde de Nuit » dans la rue (ce qui est d’une
grande nouveauté), dans un puissant jeu d’ombres et de lumière qui
anime la scène.
- De ce fait, point de personnages figés, mais des groupes vivants,
ordonnés suivant 2 directions :
* Des cotés vers le centre.
* Du fond vers le 1er plan, toutes les lignes se
concentrant sur le capitaine central. |

Rembrandt : La Ronde de Nuit
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