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- Au début de sa carrière à Séville, Vélasquez se place
dans le courant « réaliste » initié en Italie par Caravage (jeux
d’ombre et de lumière), et propagé en Espagne par Zurbaran :
* Aspect vestimentaire contemporains.
* Importance égale donnée aux personnages et aux éléments mineurs
(corbeille de fruits, fleurs ; etc.)
- « La Vieille faisant frire des œufs » en est un exemple qui révèle une
grande maîtrise du clair-obscur, sans l’affectation chère à
Zurbaran. |

Vélasquez : La Vielle faisant frire des oeufs |
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Vélasquez : Les Buveurs |
- Monté à Madrid en 1621, Vélasquez devient portraitiste du roi
en 1623, ce qui ne l’empêche pas de continuer à visiter les styles des
artiste du moment.
- Ainsi, le thème des « Buveurs » (1628) n’est
pas sans rappeler Rubens. Néanmoins, à la manière de Caravage,
il en fait une scène de beuverie populaire faite de paysans, et baignée
de clair-obscur. |
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- A partir de 1631 (après un voyage en Italie), Vélasquez
commence à rajeunir la formule figée du portrait de cour en lui donnant
une forme plus expressive et naturelle.
- Ainsi, dans « Le Portrait équestre du Comte d’Olivares » (1635),
les vastes fonds indécis ont une apparence de plein air qui
donnent vie à la scène. Les coloris dans les tons verts, ocre, carmin et
bleus, abandonnent le clair obscur caravagesque et s’ouvrent à la
lumière extérieure. |

Vélasquez :
le Portrait équestre du Comte d’Olivares |
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Vélasquez : Les Ménines |
- Désormais, Vélasquez se consacre presque exclusivement à la peinture
de cour.
- Avec « Les Ménines » (1656), jouant avec de
subtiles gradations chromatiques et des effets de lumière
centrées sur l’infante (retour au style de Rembrandt), il propose
une surprenante représentation dont le thème mêle réalisme et
questionnement quant à la scène. De ce fait, l’espace pictural et
l’espace réel se confondent.
- Le tableau divisé en 4 plans successifs contribue fortement à
cette impression énigmatique :
* L’infante, ses « Ménines », 2 nains et 1 chien.
* 2 courtisans.
* Un miroir dans lequel se reflète le couple royal.
* Une porte ouverte.
- Désormais, Vélasquez ne peint que des portraits de la famille
royale, dans un style peu évolutif. |
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