Histoire de l'art : Barbares et Haut Moyen Age

Irlandais

 

Sculpture

 
-   L’Irlande, l’Ecosse et le nord de l’Angleterre, n’ayant subi aucune influence romaine et barbare, reste de tradition celtique.

-   Sous l’influence de saint Patrick en Irlande, dès 432 (et de saint Colomban en Ecosses dès 565) se développe une vie monastique qui, à la différence de l’art byzantin (donc toute celtique), refuse les formes réalistes.

-   Les œuvres essentiellement sculpturales et picturales sont sous cette influence, fondées sur de savantes combinaisons d’entrelacs compliqués, et sur une polychromie délicate.


Croix de Cashel


Croix celtique

-   Ainsi, les sculptures des croix de pierre des monastères (VIIIème siècle) sont recouvertes d’une décoration sculptée dont les moulures rappellent celles des croix d’orfèvrerie celtique.

-   Le grand cercle perforé qui se détache dans le ciel tend à rendre l’esprit de l’orfèvrerie du « cloisonné ».

 
Miniatures

 
-   L’orfèvrerie celtique irlandaise révèle une nette survivance de l’art de la Taine. Généralement en bronze, elle comporte des émaux et des incrustations de pierres précieuses. Sa décoration offre une grande variété d’entrelacs ciselés avec une manifeste sûreté d’exécution.

-   Ainsi, le calice d’Ardagh (VIIIème siècle) est chargé de filigranes abstraits d’un raffinement inégalé par les wisigoths de la même époque.


Calice d'Ardagh


Reliquaire de saint Patrick

-   Le reliquaire de saint Patrick mêle art abstrait celte (le décor d’entrelacs), et art byzantin (incrustation de gemmes).

-   Ces objets liturgiques en métal facilement transportables, véhiculeront dans l’Europe occidentale leurs formes celtiques qui se retrouveront dans l’art roman à venir.

 
Miniatures et caligraphies

 
-   Dès le VIIème siècle, les manuscrits irlandais se décorent de calligraphies et d’enluminures celtiques faites d’entrelacs sophistiqués, dont certaines représentations naturalistes semblent influencées par l’art oriental copte d’Egypte.

-   Le « Livre de Durrow » (VIIème siècle) comporte un décor d’entrelacs servant de cadre à un évangéliste ou à un animal stylisé.


Livre de Durrow


Livre de Durrow

-   En cette période de troubles, les teintes utilisées se limitent à 3 : un vert profond ; un rouge ; un jaune éclatant.

-   On remarque que les ornements abstraits sont d’une grande complexité. Les lignes se nouent dans une multitude de méandres d’une grande fluidité.

-   Au VIIIème siècle, les miniatures deviennent plus minutieuses et plus denses. La couleur s’enrichit au point de comporter plus de 40 tons différents.

-   Sur cet « Evangéliaire de Lindisfarne », la décoration abstraite se complique à l’extrême.


Evangéliaire de Lindisfarne


livre de Kells

-   Généralement, la première page du texte d’un de ces livres commence par une majuscule monumentale.

-   Avec le « Livre de Kells » (800) le style calligraphique atteint son paroxysme baroque. La décoration est abondante, empreinte d’une fantaisie débordante que l’on peut qualifier de « maniériste ».

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Proposé par Frédéric BARRON

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