Citations

Qiu Huadong

 

Reflets sur la rivière obscure 

Lorsqu’une personne en aime une autre, elle perçoit immédiatement le moindre changement chez cette dernière, ne serait-ce qu’un remous à la surface de son humeur.

La vie, c’est le changement perpétuel

Ainsi tous deux entrèrent au pays des songes. Il ne savait pas de quoi elle rêvait, parce que, lorsqu’on rêve, on ne peut pénétrer le songe d’un autre.

 
Voyage au pays de l'oubli

Je suis debout dans la ville, et je pense : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Apparemment j’ai oublié tout cela. Et la ville, c’est justement le centre de l’oubli au cœur de la mémoire, elle étale son grand caniveau de mémoire à la surface de la terre. 

Je suis dans cette ville, perdu dans les remous du flot humain, tel un morceau de bois flottant sur l’eau.

Ce serait bien si l’oubli constituait le centre de la vie.

Comme ça nous ne possèderions que l’avenir, il n’y aurait pas d’hier, il n’y aurait qu’aujourd’hui et demain. 

Le langage, c’est le pays de l’existence, c’est aussi le pays de l’oubli. Quelquefois, quand deux personnes se parlent, les paroles ne font que les frôler et personne ne comprend ce qu’a dit l’autre. 

De l’espace, j’ai besoin d’un espace de liberté, mais elle a rempli toute ma vie. Ce qui me manque justement, c’est peut être la solitude.

Oublier est une des meilleures manières de soigner une blessure, de l’effacer peu à peu des méandres du cerveau en lissant sa cicatrice, pour que les souvenirs passent du rouge vif au rouge sombre, puis sombrent dans le néant.

 

Proposé par Frédéric BARRON