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Le Dalaï-Lama

 

1° Définition

Journaliste : Qui est le Dalaï-lama ?

Dalaï-lama : Le dalaï-lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet. Il est devenu le chef politique du gouvernement du Tibet depuis le 17ème siècle jusqu'à la première moitié du 20ème siècle, puis chef de l'Administration centrale tibétaine encore à ce jour.

 

 2° Le personnage

Journaliste : Pouvez-vous vous présenter ?

Dalaï-lama : Je suis Tenzyn Gyatso le 14ème dalaï-lama et je suis né en 1935. C’est en 1950, à l’âge de quinze ans, que je deviens chef d'État et du gouvernement tibétain. Je passe les neuf années qui suivent à la recherche d’une solution pacifique à la crise, avant d’être contraint de fuir en Inde, où j'établi, à Dharamsala, un gouvernement tibétain en exil.

Depuis cet exil, je suis dénoncé systématiquement par le gouvernement chinois qui me qualifie d'indépendantiste. Malgré cela, je persévère dans la voie de la non-violence et demande à la Chine de négocier pour aboutir à un compromis politique. Le 9 mars 1961, je lançai un appel à l'Organisation des Nations unies en faveur d'une restauration de l'indépendance du Tibet. Puis, après l'ouverture de Deng Xiaoping qui déclara en 1979 qu'en dehors de l'indépendance tout était discutable, je ne demande plus qu'une autonomie réelle du Tibet au sein de la République populaire de Chine se basant sur la constitution chinoise.
Aucune négociation directe entre moi, mon gouvernement et le gouvernement chinois n'a encore débuté. J'ai reçu le soutien de nombreuses personnalités et institutions de par le monde pour ma lutte non-violente pour la liberté du Tibet. J'ai notamment reçu le Prix Nobel de la paix en 1989 et la Médaille d'or du Congrès des États-Unis le 17 octobre 2007.

Journaliste : Que pouvez me dire à propos du prochain Dalaï-lama ?

Dalaï-lama : Le gouvernement chinois a déclaré que le prochain dalaï-lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Mais je pense que si la situation présente du Tibet reste la même, je renaîtrai hors du Tibet, loin du contrôle des autorités chinoises.
C'est logique. Le but même d'une réincarnation est de continuer le travail inachevé de l'incarnation précédente. Si donc la situation tibétaine n'est toujours pas résolue, il est logique que je renaisse en exil, pour continuer mon travail inachevé.

 

3° L'évènement

J'ai visité la France du 12 au 24 août 2008, principalement pour des enseignements bouddhiques. J'ai aussi été reçu au Sénat où j'ai exprimé ma préoccupation sur la situation des droits de l'Homme au Tibet, et sur le risque de disparition de la civilisation tibétaine. A Nantes, j'ai rencontré le dissident chinois Wei Jingsheng, la leader socialiste Ségolène Royal qui a proposé de se rendre au Tibet, et le maire de la ville, Jean-Marc Ayrault qui a déclaré que la France et l'Europe devraient "exiger la fin immédiate de la répression et la libération des Tibétains enfermés dans des camps.".
Le 22 août 2008, je me suis entretenu à huis clos avec Carla Bruni-Sarkozy et le chef de la diplomatie Bernard Kouchner et Rama Yade. J'ai finalement déclaré que je souhaitais qu'après les Jeux Olympiques, Nicolas Sarkozy fasse des propositions en tant que président de l'Union européenne au gouvernement chinois pour le Tibet.

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Marc