h


La plongée sous-marine

 

1 : Présentation de la plongée sous-marine.

Journaliste : Bonjour lecteurs et lectrices. Aujourd'hui, dans notre journal "Les expressions corporelles", nous accueillons Ben Cortman, moniteur de plongée depuis 1987. Bonjour Ben.

Ben Cortman
: Bonjour

J. :
Alors vous allez nous parler de la plongée sous-marine n'est-ce pas ? Pouvez-vous me dire en quoi consiste la plongée ?

B.C. : La plongée sous-marine n'a pas vraiment de définition. Ce sport consiste juste à prendre l'équipement nécessaire et à sauter à l'eau. Une fois que l'on y est, nous sommes ce que nous faisons. Pour se déplacer, vous battez simplement des pieds et vous profitez de la beauté de ce qui vous entoure.

J. : La plongée est-elle un sport dangereux ?

B.C. : Non, pas vraiment. Il est vrai qu'elle comporte certains risques liés aux effets de la pression de l'eau ou de la faune et de la flore sous-marine. C'est pour les éviter que les agences de plongée professionnelles imposent parfois l'obtention d'un baptême pour pratiquer la plongée en mer.

 

2 : Le baptême de plongée

J. : Parlez nous un peu de ce baptême.

B.C. : Hé bien, il y a 5 niveaux de plongée. Au premier, on apprend à vérifier son équipement et à se mettre en situation, mais cela se passe dans une fosse de piscine. Une fois que l'on a passé son baptême, il faut le valider en faisant une plongée en mer, accompagné d'un moniteur comme moi. L'action se répète à chaque fois jusqu'au niveau 5 où l'on devient complètement autonome, même si, bien sûr, on a toujours besoin d'un guide, qui nous montre les plus beaux lieux sous-marin, et d'un conducteur de bateau pour nous y emmener.

 

3 : Les accidents et les équipements

J. : revenons aux accidents. Quelles sont les différentes sortes d'accidents et comment les éviter ?

B.C. : En fait, en plongée, les accidents sont dus, pour la plus part, à la pression exercée par l'eau. Lorsque nous sommes à l'air libre, la pression de l'air est d'environ 1 bar. Sous l'eau, la pression augmente jusqu'à 2 bars, lorsque nous sommes à 10 mètres de profondeur et elle augmente de 1 bar lorsque la profondeur double. Pour éviter les accidents qui en sont dus, il faut équilibrer l'air de ses oreilles en se bouchant le nez et en expirant. Ce procédé est nommé vasalva. Ce qui se passe dans nous oreilles, c'est la pression de l'air qui déforme nos tympans. Le vasalva leur fait reprendre leur forme habituelle. Cette méthode permet d'éviter les accidents de barotraumatisme. Mais attention, un vasalva mal exécuté peut provoquer un vertige alterno-barique. C'est un vertige passager allant de 30 secondes à quelques minutes. Il peut être mortel en cas de panique. Contrairement à ce que certains pensent, il est plus simple de plonger en grande profondeur car, comme je l'ai expliqué, la pression augmente d'un bar lorsque la pression double, donc, plus on descend, moins la pression augmente, le vasalva est moins utilisé et les accidents moins fréquents.

J. : Très bien. Maintenant, je suis sûr que nos lecteurs veulent en savoir plus sur l'équipement.

B.C. : L'équipement de base d'un plongeur consiste à avoir des palmes, un masque, une combinaison pour résister au froid de la mer et un gilet stabilisateur contenant une bouteille d'oxygène et un détendeur. Le gilet possède une sorte de poche d'air qui peut être vidée pour descendre d'en l'eau, ou remplit pour remonter. Le détendeur, lui, est un tube qui rejoint la bouteille et la bouche du plongeur, lui permettant de respirer.

J. : Une dernière question M. Cortman, y a t-il des célébrités en plongée ou des lieux spécifiques?

B.C. : En fait, non, car les plongeurs sont plus ou moins expérimentés mais en moyenne, nous sommes tous à peu près au même niveau. Quant au lieux, je conseille les épaves à tous les plongeurs, c'est tellement beau que vous vous en rappellerez toute votre vie.

J. : Merci beaucoup pour ce temps que vous m'avez consacrez, au revoir.

B.C. : Au revoir.

                Un gilet stabilisateur                                               Un détendeur

Tom