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| Journaliste:
avec nous Venise. Bonjour Venise, comment allez-vous ? Venise: Bien, merci. Journaliste: Très bien, alors commençons notre interview. |
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Venise : Je suis une ville d’Italie nichée au cœur de l’Europe, dans Nord-est de l’Italie, au bord de la mer Adriatique qui, comme chacun le sait, fait partie de la mer Méditerranée. A cet endroit, la côte est joliment arrondie, c’est pourquoi on l’appelle le golf de Venise. Je suis édifiée sur la presqu’île d’une lagune. |
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Journaliste : Pourriez-vous me donner des détails sur vos fondations et vos dimensions ? Venise : Bien sûr ! Je m’étends sur un ensemble de 118 petites îles très rapprochées, séparées par 160 canaux et reliées par 400 ponts au centre d’une lagune de 50 km de long sur 15 de large. |
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Journaliste : Comment peut-on vous atteindre ? Venise : Par le pont route-fer long de 4 km et qui débouche sur le piazzale Roma, ou par bateau, la navigation s’effectuant grâce à des chenaux naturels ou artificiels, balisés par des piliers de bois. Journaliste : La lagune est-elle profonde ? Venise : Non, pas vraiment. La profondeur naturelle moyenne ne dépasse pas 1 ou 2 mètres. |
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Une gondole |
Journaliste : Comment se déplacent les habitants chez vous ? Venise : Ils peuvent se déplacer avec 6 moyens de transports :
- à pied (bien entendu); |
Un traghetti |
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Journaliste : Combien avez-vous d’habitants ? Venise : en 1999 je comptais 291 531 habitants et beaucoup de touristes, ce qui contribue à la pollution d’où le départ de certains habitants. Journaliste : Quelles langues parlez-vous et quelle est votre religion ?
Venise :
L’italien bien sûr, mais aussi le dialecte local et le vénitien encore peu
pratiqué. Journaliste : Quel est votre Président actuel ? Venise : Il s’appelle Marcello Pera Forza. |
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Venise : Oui, bien sûr. Au 3ème siècle avant Jésus-Christ, les romains fondèrent Vérone. Je n’étais, à cette époque, qu’une misérable île inhabitée avec quelques pêcheurs qui y venaient de temps en temps. Ce n’est qu’au Vème siècle que les habitants de la région, devant fuir les invasions des Goths et d’Attila, se réfugièrent sur les îles de la lagune (Corcella, Burrano -mondialement connu pour sa dentelle et sa broderie- et Malamocco). Journaliste : Et que sont devenus ces habitants ? Venise : Et bien, en 810, grâce à Pépin le Bref, fils de Charlemagne, la cité trouva enfin une unité et s’installa sur une autre île appelée « Rivo-Alto » (devenu « Ri Alto » puis Rialto). Pendant 10 siècles, je suis restée indépendante. Jusqu’au XIXème siècle, le Rialto a été le seul pont permettant de passer d’une rive à l’autre du Grand Canal. C’est un trait d’union entre les deux rives. Il accueille aujourd’hui de nombreux touristes flânant le long de ces boutiques. Journaliste : Comment fonctionniez-vous au niveau économique ? |
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Le palais des doges
Le ponts des soupirs |
Venise : Grâce
au premier Doge élu en 726, je mettais en avant ma position maritime,
mon indépendance et mon talent commercial. En 1204, j’ai même monnayé
une location d’embarcations contre la prise de Constantinople. Journaliste : Apparemment, vous étiez très ambitieuse ? Venise : Bien sûr, mais toutes les bonnes choses ont une fin car à la suite de la chute de Constantinople, la Méditerrané fut ouverte aux Turcs et ma sécurité fut en danger. De plus, la découverte de l’Amérique eu des répercussions sur mon commerce qui par conséquent fut détourné. |
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Journaliste : Alors, comment avez-vous réagi ? Venise : Plutôt bien, je n’ai pas été trop affecté. Cela ne m’a pas empêché de continuer à embellir ma prestigieuse cité en élevant d’élégants palais et en faisant d’innombrables fêtes. Cet éclat a ébloui et continu à éblouir le monde. Journaliste : Et combien de temps ont duré toutes ces fêtes et ce faste ? Venise : Je dois dire qu’ils ont pris fin en 1737 quand Bonaparte a tiré sur la cité et que nous avons été obligés de nous rendre et de dissoudre la République ; et depuis, nous sommes unis à l’Italie. |
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Venise : Il y avait les fêtes officielles sur la place publique avec des feux d’artifice, des spectacles de saltimbanques, des funambules, des marionnettistes, et des artistes de rues réglementés par l’Etat. Mais il y avait aussi des fêtes publiques et les fêtes privées (dans les maisons et palais) où étaient organisés des jeux de hasard, dont le Ridotto de San Moisé était un des points principaux, ouvert seulement pendant le carnaval et très lucratif pour l’Etat. |
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Journaliste : Ah, justement ! Vous avez cité le carnaval ; alors pouvez-vous m’en dire un peu plus à ce sujet ? Venise : Bien sûr ; il marquait le passage de l’hiver au printemps, et durait deux mois, ce qui me donnait une image de divertissement. Il prévoyait l’utilisation de masque ce qui permettait l’incitation à l’excès pour une durée déterminée tout en restant anonyme. Ce masque permettait de donner l’illusion de devenir semblable aux tout-puissants et donc d’atténuer les tensions sociales. Actuellement, le carnaval se déroule en janvier ou février et ne dure que quels jours. |
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Bien d’autres fêtes se déroulent tout au long de l’année : - en janvier : la Regatta della Data (régates et gondoles), - le 25 avril : fête de St Marc : les hommes offrent des roses à leur bien-aimée, - en mai : vogalonga : régate propulsée par force humaine, - en juillet : festa del redontore : régate sur le Grand Canal, - en septembre : regata storica : course de gondoles sur le Grand Canal, - en juin - novembre : Biennale de Venise : exposition internationale d’art, - le 11 novembre : festa della Madone : commémoration de la fin de la grande peste de 1630.
Journaliste : Bien, j’ai beaucoup appris sur vous. Cela me donne vraiment envie d’aller passer quelques jours chez vous afin de visiter vos palais, mosaïques, peintures et autres merveilles, et pourquoi pas de participer au carnaval. En tout cas, je vous remercie beaucoup de m’avoir accordé cette interview. Venise : Mais, je vous en prie. Cela a été un plaisir de pouvoir vous donner l’envie de venir me visiter, en plus, cela me fait de la publicité. Journaliste : J’étais en direct de Venise, pour radio Histoire-villes. A vous les studios. |
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| Kévin MASTAIN |